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Menée auprès de 225 patients, dont la moitié de femmes, notre enquête nationale révèle que, pendant et après la maladie, la qualité de vie des femmes est significativement moins bonne que celle des hommes en particulier en termes de relations avec la famille et les amis, et de vie professionnelle.

Découverte de la maladie : les femmes plus attentives à leurs symptômes
Les femmes semblent davantage ressentir de symptômes (ou être davantage à l’écoute de leur corps) : par exemple, 44 % souffraient de fatigue contre 26 % chez les hommes, 23 % de constipation vs 13 %. Elles sont plus nombreuses à consulter dans le mois qui suit les symptômes (45 % vs 39 %), mais cette différence disparaît à 6 mois.
Les femmes sont également plus nombreuses à effectuer une coloscopie rapidement (moins d’une semaine après la consultation chez 38 % d’entre elles, contre 22 % chez les hommes).

Annonce du diagnostic : les femmes moins satisfaites
Les femmes témoignent d’une plus forte insatisfaction quant à l’annonce de leur diagnostic : 16,2 % vs 4,8 % (résultats similaires à ceux rapportés par l’enquête VICAN2)
De plus, après cette annonce, les femmes ont plus tendance à solliciter leur pharmacien, les autres patients et leur entourage pour trouver des informations complémentaires (aucune différence homme/femme sur le recours aux association dans ce but).

Des professionnels médico-sociaux davantage sollicités
Outre les oncologues, gastro-entérologues, chirurgiens, infirmières et médecins généralistes, consultés par la vaste majorité des personnes interrogées, d’autres professionnels médico-sociaux sont sollicités. Les femmesont systématiquement davantage recours à ces professionnels. Par exemple :

  • pharmaciens : 37 % vs 22 % pour les hommes ;
  • psys : 21 % vs 13,5 % ;
  • acupuncteurs (8 % vs 1 %), homéopathes (14 % vs 7 %) ;
  • mais aussi association de patients : 9,6 % vs 3,6 % (pour un soutien psychologique ou médicosocial).

Le recours aux médicaments psychotropes est également plus élevé chez lesfemmes : 15 % vs 7 % hommes.
Pour garder le moral, les femmessont plus nombreuses à citer la relaxation (14,0 % vs 8,1 %), le suivi psy et les psychotropes (21,2 % vs 10,8 %) et les amis (61,4 % vs 41,4 %).

Une qualité de vie significativement moins bonne que celle des hommes
Les femmes rapportent une qualité de vie moins bonne que les hommes avec un score global de 1,33 vs 1,02 pour les hommes (p=0,001), en particulier en terme (relations avec la famille et les amis, vie professionnelle) : 1,63 vs 0,96, p=0,0003.
Les femmes déclarent davantage de difficultés financières que les hommes (23,7 % vs 16,2 %), ainsi que sur l’accès au lieu des soins (11,4 % vs 4,5 %) et les délais d’attente (9,6 % vs 5,4 %).
De la part de France Côlon, elles sont plus nombreuses à souhaiter bénéficier d’un soutien psychologique associatif (46,0 % vs 31,1 %) et d’informations scientifiques (81,1 % vs 70,9 %).

Cette enquête a été possible grâce au soutien financier de la Fondation Roche, à celui des services hospitaliers d’oncologie digestive qui ont accepté de distribuer le questionnaire et à Epidaure, le département de prévention de l’Institut régional du cancer de Montpellier (questionnaire Qualité de vie).

Pour consulter les résultats complets de notre enquête nationale