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Certaines maladies chroniques du côlon et du rectum peuvent augmenter le risque de développer un cancer colorectal. Chez les personnes qui souffrent de ces maladies, un dépistage systématique du cancer colorectal est fait par coloscopie, en général tous les deux ans.

La polypose adénomateuse familiale (PAF)

La polypose adénomateuse familiale (PAF) est une maladie héréditaire (génétique) où, à partir de l’âge de 10 à 12 ans, des adénomes (ou polypes, excroissances de la couche interne de la paroi du rectum ou du côlon) se développent par centaines. Devenus volumineux et nombreux, ces adénomes provoquent des saignements qui peuvent conduire à une anémie. Le diagnostic génétique vers l’âge de 12 ans est un élément important du dépistage, et permet d’identifier, parmi toutes les personnes apparentées, les personnes présentant une mutation soit du gène APC (80 % des cas), soit du gène MYH (4% des cas). La surveillance par coloscopie des sujets porteurs de ces mutations débute à l’âge de 15 ans. En effet, des cancers colorectaux peuvent se développer à partir des adénomes, en général 10 à 15 ans après leur apparition.     

Si vous souffrez d'une polypose adénomateuse familiale, informez-vous auprès de l'Association POLYPOSES FAMILIALES - aptepf

Le syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch (ou « syndrome HNPCC ») est une maladie héréditaire (génétique) qui provoque la formation de polypes dans la paroi du côlon ou du rectum, mais en nombre plus réduit que dans la PAF. Il est à l’origine de 3 % des cancers colorectaux. Les patients touchés par ce syndrome doivent bénéficier d’une surveillance et d’un suivi du risque colorectal dès l’âge de 20 ans (endoscopie colorectale complète tous les deux ans).  De plus, les femmes touchées ont un risque plus élevé de développer un cancer de la paroi interne de l’utérus (endomètre) : une surveillance est mise en place dès l’âge de 30 ans par échographie endovaginale tous les deux ans et prélèvement d’un fragment d’endomètre.

Si vous souffrez d’un syndrome de Lynch, informez-vous auprès de l’Association HNPCC – Lynch.

La rectocolite hémorragique

La rectocolite hémorragique est une inflammation continue du rectum qui tend à s’étendre au clon. Elle fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). En France, on compte 2 000 à 2 500 nouveaux cas de rectocolite hémorragique chaque année. Elle touche environ une personne sur 1 000. Son diagnostic repose surtout sur les examens des prélèvements faits lors d’une coloscopie.  

Évoluant par poussées dont la fréquence, la durée et la sévérité varient considérablement selon les patients, la rectocolite hémorragique se traduit principalement par des maux de ventre, le besoin impérieux et fréquent d’aller aux toilettes, souvent sans résultat ou pour faire de petites quantités de sang ou de glaires sanguinolentes, ainsi que de la fatigue. La rectocolite hémorragique provoque une inflammation, des ulcères et une fragilité de la partie la plus superficielle de la paroi interne du côlon et du rectum. Cette maladie ne touche que le gros intestin et le rectum (à la différence de la maladie de Crohn qui peut également affecter l’intestin grêle).

Après dix ans d'évolution, le risque de cancer colorectal est légèrement augmenté, surtout lorsque la rectocolite est étendue à de larges portions de l’intestin. Une surveillance régulière par coloscopie est nécessaire pour dépister l’apparition de polypes. Le traitement de la rectocolite hémorragique a pour objectif le contrôle des poussées, la prévention des rechutes et le maintien d’une qualité de vie optimale.

Si vous souffrez d’une rectocolite hémorragique, informez-vous auprès de l’Association François Aupetit (AFA).

La maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une maladie du tube digestif qui fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), comme la rectocolite hémorragique. Évoluant par poussées dont la fréquence, la durée et la sévérité varient considérablement selon les patients, la maladie de Crohn se traduit principalement lors des crises par des maux de ventre et des diarrhées qui peuvent persister plusieurs semaines. Lorsqu’elles durent, ces poussées peuvent entraîner fatigue, anémie, dénutrition et perte de poids. Les périodes de rémission (accalmie) entre les poussées peuvent durer quelques semaines, quelques mois, voire quelques années. Il est difficile de prédire la fréquence des crises.

En France, la maladie de Crohn touche environ 60 000 personnes (soit une personne sur mille). Un peu moins de quatre mille nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La maladie de Crohn est le plus souvent diagnostiquée chez de jeunes adultes (entre 20 et 30 ans) mais elle est parfois observée chez des enfants et des adolescents ou chez des sujets âgés. Les femmes sont un peu plus souvent touchées que les hommes.

Les causes de la maladie de Crohn sont encore peu connues. L’interaction de facteurs génétiques et environnementaux amènerait le système immunitaire du patient à attaquer les cellules de la paroi du tube digestif. La maladie de Crohn serait donc une maladie dite « auto-immune » comme, par exemple, le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ou la sclérose en plaques.

Le traitement de la maladie de Crohn a pour objectif de maîtriser l'inflammation, corriger les carences nutritionnelles et soulager les symptômes (douleurs abdominales, diarrhée et/ou  saignements rectaux). Lorsqu’une poussée a été soulagée, un traitement préventif de nouvelles poussées est instauré. La chirurgie est une alternative en cas de maladie sévère, active, compliquée ou résistante aux traitements. Le risque de cancer du côlon est augmenté en cas de maladie de Crohn ancienne et étendue.

Si vous souffrez d’une maladie de Crohn, informez-vous auprès de l’Association François Aupetit (AFA).