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Une demi-heure d’activité physique chaque jour réduit le risque de cancer, en particulier du côlon et du sein. A contrario, le surpoids et l’obésité favorisent leur survenue. Et si vos baskets se révélaient la meilleure arme anti-cancer ?

Bouger pour prévenir le cancer

On sait depuis longtemps que le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et du diabète de type 2. Mais une vaste étude européenne baptisée Epic a également prouvé qu’ils favorisent la survenue de cancers. L’excès de poids est relié à une augmentation du risque de cancer du côlon, du sein chez les femmes ménopausées, de l’endomètre, du rein et de l’œsophage.

Une analyse croisée des données de 180 études épidémiologiques a montré que chez les personnes qui ont une activité physique régulière, le risque de cancer du côlon et de cancer du sein est réduit d’environ 25 %.

De plus, un effet positif de l’activité physique est « probable » dans la prévention du cancer de la prostate, et « possible » pour le cancer du poumon et celui de l’endomètre.

Bouger pour mieux vivre avec son cancer

L’activité physique adaptée est également indiquée chez les personnes qui souffrent s’un cancer. En effet, pendant le traitement contre le cancer, cette activité physique permet :

–      d’améliorer la qualité de vie. Les études sur le maintien d’une activité physique adaptée pendant la maladie ont montré :

o   une réduction d'environ 30 % de la fatigue, quel que soit le stade de la maladie et le moment de la prise en charge (pendant ou après le traitement) ;

o   une diminution du stress et de l'épuisement ;

o   une diminution de l'anxiété et de la dépression ;

o   une amélioration de la qualité du sommeil.

–      de lutter contre la douleur et les effets indésirables des traitements ;

–      de récupérer ses capacités physiques et son bien-être mental ;

–      de maintenir et de développer les fonctionnalités articulaire, musculaire et cardiovasculaire ;

–      de reprendre confiance en soi ;

–      de positiver son image et de maintenir le lien social.

De plus, dans le cadre du cancer du côlon et de celui du sein, des études semblent indiquer que la pratique régulière d’un sport réduit le risque de récidive. Mais ces bienfaits de l’activité physique adaptée sont reconnus pour l’ensemble des maladies chroniques et ne se limitent pas aux seuls cancers.

Aujourd’hui, de plus en plus de services hospitaliers mettent en place des séances d’activité physique adaptée, en amont du traitement pour « préparer » le patient, ou en aval pour permettre une meilleure récupération, pour mieux supporter les traitements, ou encore pour diminuer la fatigue. Cette démarche rentre tout naturellement dans l’ensemble des soins de support. C’est une petite révolution dans la prise en charge du cancer et un changement de paradigme pour beaucoup de médecins !